Lait infantile
À partir d’un certain âge, notre bébé pourra être sevré. Par contre, il continuera à se nourrir exclusivement de lait. En phase d’allaitement mixte, on intervient avec un lait infantile 1er âge et on poursuit avec un lait 2ème âge, habituellement défini «lait de suite».
Le lait infantile, un complément indispensable à l’alimentation de bébé
Quand le bébé vient au monde, il s’habitue à respirer de l’air, comme nous tous. Une fois normalisées toutes ses fonctions vitales, il doit aussitôt s’alimenter. Au début, sa seule nourriture est le lait maternel, qu’il tète au sein de sa maman. Ensuite, pendant le sevrage, il prendra également du lait infantile 1er âge. Plus tard il se nourrira au lait 2ème âge et cela jusqu’à 12 mois, quand il passera au lait de croissance.
L’importance du lait infantile au cours du sevrage
Normalement, on procède au sevrage du nourrisson entre 4 et 6 mois. De nos jours, les mamans qui doivent vite reprendre leur travail entament la procédure de sevrage déjà vers les 2 mois. Il est à noter que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande l’allaitement exclusif au moins jusqu’à 6 mois.
Il est aussi important de se souvenir que, par lait infantile, on entend tout aliment donné au bébé jusqu’à l’âge de 3 ans en
remplacement du lait maternel. Les experts préfèrent le définir ALD (Aliment Lacté Diététique). Ceci parce qu’il ne s’agit pas de lait de vache, ni du lait de la mère produit par lactation après l’accouchement (ce dernier étant dénommé lait maternel).
Le lait maternel est idéal pour le nourrisson, spécialement les premiers mois suivant sa naissance. Il lui apporte des éléments qu’il ne trouverait en aucun autre lait. Ces éléments sont essentiels à son développement et à la formation de ses barrières immunitaires: fer, acides gras, calcium, anticorps, hormones de croissance, anti-inflammatoires naturels, oligosaccharides etc. Mère Nature a fait en sorte de permettre aux néo-mamans la production d’un véritable cocktail, nourrissant et médicamenteux au même temps. Le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins du bébé: il est pauvre en sel, il contient des protéines, mais seulement celles nécessaires à l’enfant. En outre, il «arme» le nourrisson contre les agressions à sa santé provenant de l’extérieur.
Comment faire, alors, quand il s’agit de trouver un aliment de substitution? Cela pourrait devenir très vite urgent, déjà à la naissance, au cas où la mère ne pourrait pas avoir son lait (ou bien ne pourrait pas en produire en quantité suffisante). Il deviendra en tout cas nécessaire pour toutes les mamans, plus tard, quand elles devront commencer à sevrer leur petit.
Le lait maternel étant un produit unique, on ne peut pas trouver son supplétif en nature. Le lait maternel est un aliment sans pareils. Le genre humain a été contraint de le reproduire partiellement et de façon industrielle. Des experts ont créé exprès le lait infantile, qui répond bien aux besoins du bébé. Le lait infantile «imite» le lait maternel dans ses caractéristiques nutritionnelles. Contenant moins de sodium (donc de sel) que le lait de vache et étant allégé en protéines, présentant niveaux de fer et calcium très élevés, il peut nourrir l’enfant de façon adéquate.
Tout-de-même, un bémol existe: la lactation est un phénomène totalement naturel, elle s’auto-règle au fil de la journée. Le lait maternel est, par exemple, plus nourrissant à la tétée du matin, quand le bébé a une majeure nécessité d’être alimenté. Le lait industriel par contre, est toujours égal à soi-même. Il reste, en tout cas, la meilleure solution pour remplacer le lait de la mère et la tétée toute naturelle au sein. Aucune crainte, l’enfant se renforce en grandissant. Après les premiers mois – au cours desquels il aura pu profiter de tous les bienfaits du cocktail magique «lait de maman» – bébé pourra tranquillement assumer ce nouveau type de lait et deviendra grand et fort.
Les mamans ne doivent pas tomber dans le piège des laits naturels d’origine animale. Non seulement le lait de vache est trop chargé en protéine et en sel, mais encore pire serait d’employer d’autres laits, comme le lait de brebis, de chèvre, d’ânesse ou d’autres animaux. Ceci est à rappeler aussi quand l’enfant est dans la tranche d’âge entre 6 mois et 1 an. Il est encore trop tôt pour le lait de vache. Mieux vaut un bon lait 2ème âge, qui est dédié de façon spécifique à bébé. Et abondez tranquillement: 500 ml par jour sont recommandés.
Quelques informations utiles au sujet du lait infantile
Un autre point fort du lait infantile réside dans sa filière de production, qui est soumise à des contrôles draconiens. Tout est vérifié, de
la composition au respect des normes d’hygiène, afin de garantir la sécurité du produit final.
La palette de bons laits pour enfants existant en commerce est bien lotie. Parmi eux, on choisira celui qui est le mieux adapté à notre petit. La diversification est assez bonne et vient notamment en aide des bébés présentant quelques troubles digestives (petits rejets et ballonnements, jusqu’aux coliques, causes logiques de pleurs). Ces troubles peuvent avoir deux différentes origines majeures:
l’immaturité du tube digestif du bébé (normale, les premières années de vie…),
le sevrage, un moment délicat.
Les principales solutions à ces problèmes sont:
Dans le premier cas, sont conseillés des laits habituellement proposés comme étant ciblés au «confort-digestif» du nourrisson.
Dans le deuxième cas, est proposé un lait spécial dénommé «lait-relais». Il est fabriqué avec des protéines plus facilement assimilables par rapport aux laits pour bébés normalement commercialisés. Le choix de ce type de lait évite aux nourrissons d’avoir des problèmes comme la constipation pendant et immédiatement après le sevrage.
Conclusions
L’industrie alimentaire ciblée à l’enfance met en œuvre tous les moyens de l’époque actuelle afin de garantir la bonne santé et une croissance correcte pour nos bébés.
Les mères sont encouragées à reprendre leur travail assez rapidement après la naissance de leur enfant. Dans le passé, ce choix pouvait devenir source d’angoisses et de sens de culpabilité refoulés et avoir parfois des lourdes retombées sur l’éducation de leur fils ou fille, dans les années suivant son premier âge. Aujourd’hui, les temps ont changé. Les femmes ont donc beaucoup de possibilités et d’instruments à leur disposition pour être épanouies aussi en dehors de leur foyer, tout en restant de bonnes mamans.
Un conseil (voire un impératif) est de mise: aucune action ne doit être envisagée sans avoir demandé l’avis du pédiatre ou du médecin de famille, qu’il s’agisse de sevrage ou bien de changer le type de lait avec lequel on alimente habituellement le bébé.